Edito de la présidente
La Flasen, association loi de 1901 d'éducation populaire, est reconnue d'utilité publique par le Conseil d'Etat. Nous défendons le fait que l’éducation populaire est un mécanisme humaniste essentiel qui permet la compréhension du monde dans lequel l’on vit, pour agir sur lui et mieux vivre, tant individuellement qu'ensemble. La finalité de l’éducation populaire est de faire vivre notre devise républicaine afin que notre société soit réellement plus démocratique, laïque et sociale. Par l'éducation populaire, la Flasen entend créer du lien social là où la situation socio-économique introduit clivages, cassures, précarités, discriminations et inégalités. Fédération de la Ligue de l'Enseignement, elle relaie et complète localement ses actions éducatives portant sur le développement de la citoyenneté, l'acceptation des différences, le développement culturel, sportif , les loisirs et les vacances pour le plus grand nombre. La Flasen travaille à éviter les ruptures sociales en mettant en oeuvre des actions d'insertion ou de réinsertion, par la formation professionnelle ou aux métiers de l'animation. Elle fonde son action sur des valeurs humanistes et de tolérance. Par ses actions, elle agit pour la diversité culturelle et sa reconnaissance comme ferment de la lutte contre les discriminations et les inégalités. Education populaire sous-entend éducation à la citoyenneté pour que l’exercice citoyen soit pour chacun fondé sur la solidarité, la culture, la sécurité, la responsabilité et l’accès aux connaissances indispensables à la construction de notre esprit critique qui permet d'éviter la désaffection civique. La Flasen fonde son identité, idéologique et politique, sur son histoire, ses valeurs et ses ambitions. A ce titre, elle se développe et agit autour des thèmes de la laïcité, de la défense de l’école publique, de l’éducation populaire, de la citoyenneté par l’accès de tous aux loisirs, au sport, à la culture, et à l’éducation. Enfin la Flasen intégre dans ses actions les préoccupations légitimes du développement durable. Une démocratie est plus vivante et plus ouverte si les citoyens sont mieux instruits.
Billet d'humeur
Marcherait-on sur la tête ?
Les options ultralibérales à l'oeuvre aujourd'hui amènent nos grands gouvernants et nos grands argentiers à faire des ponts d'or pour des prêts aux banques en difficulté qui spéculent avec nos maigres salaires, donc de l'argent qui n'est ni à eux ni produit par eux. Cela au lieu de laisser le marché concurrentiel apurer ce secteur. Très étonnant. Le gouvernement en subventionnant le secteur privé et en s'y ingérant contre ses discours ultralibéraux, se prive des ressources qu'il aurait plutôt le devoir de mobiliser pour l'éducation et l'épanouissement de notre génération, mais aussi et surtout des générations suivantes. Non content de cela, le marché crée des produits d'emprunts financiers spécifiques, les CDS, dont la valeur s'accroît considérablement et proportionnellement aux difficultés des emprunteurs à les rembourser. C'est notamment le cas de la Grèce dont l'état très endetté par de tels produits toxiques, doit faire face à une spéculation des marchés visant d'une part sa mise en faillite et d'autre part l'affaiblissement de l'euro pour créer des profits sur des écarts de change téléguidés. Comment dans ce cas ne pas condamner fermement la politique du gouvernement qui de prêts en grands emprunts, de dépenses protocolaires somptuaires en dépenses irrationnelles creuse la dette de l'état français et l'expose d'autant à des attaques de grands fonds spéculatifs. C'est donc le chien qui se mord la queue : l'état s'endette à des niveaux insupportables pour cette politique ultralibérale qui, à coup sûr, finira par se retourner contre lui mais surtout contre les français qui en supporteront comme toujours la facture. Et les non remplacements de départs en retraite d'un fonctionnaire sur deux n'y suffiront jamais. Par contre ils dégradent aussi ce pan là de notre société : le service public. Ne s'agit-il pas là d'une réelle incohérence de la politique actuellement menée : assurer des profits exponentiels d'un très petit nombre au dépend de la quasi totalité des citoyens déjà mis dans une situation sociale et économique constamment dégradée et maintenant scandaleusement mis en concurrence et presque "marchandisés" ? Comme si quelques uns de la France d'en haut pouvait se parer du pouvoir de décider que telle ou telle tranche sociale ou générationnelle ne devait pas être éduquée ou épanouie, et devait être sacrifiée pour servir les intérêts partisans et spéculatifs du marché, voire du marché contre les états. Manque de bon sens ou manquement à la fonction ?